Loïc, vous commencez une nouvelle série dans la collection Préambu(l)les, « Les Fables de l’Arbre-Monde ». Avec « Les enfants du marais », on retrouve cette écriture oscillant entre humour et poésie. Qu’avez-vous envie de raconter avec ce nouvel univers ?
On est vraiment dans la continuité de mon travail en général, et entre « La Ballade magique de Baumerire » et « Les Contes du Manoir Frayeur » publiés chez Glénat Jeunesse, en particulier : aborder tous les sujets, parfois graves, et parler de l’intime, des sentiments en n’oubliant pas une petite dose de légèreté.
Ici, l’envie était de parler à hauteur d’enfants, du réchauffement climatique en le mêlant aux conflits, aux détestations très humaines qu’on peut avoir pour son prochain.
Et au milieu de tout ça : de la légèreté et des blagounettes. Ben quoi ? Il n’est pas chouette mon programme ?
C’est la première fois que vous travaillez ensemble. Qu’est-ce qui vous a amené à collaborer et comment vous organisez-vous ?
Loïc : Camille et moi sommes amis avant d’être collègues. Nous passons beaucoup de temps à parler et échanger autour de tout et (souvent) n’importe quoi très régulièrement. C’est cette
complicité – et je crois, un certain respect pour notre travail respectif – qui nous a conduits à vouloir travailler ensemble. On a longtemps planché sur un projet de BD horrifique et voilà que nous partons finalement sur des rainettes et des petits écureuils. Normal.
Camille : Avec Loïc, on s’est vus plusieurs fois sur des salons et on est devenus amis. Ça nous a paru très naturel de faire un livre ensemble.
Camille, votre art mixe technique traditionnelle à l’aquarelle et numérique. Pouvez-vous nous expliquer comment vous travaillez ?
Pour ce livre, j’avais très envie de renouer avec mon matériel de dessin ; j’ai donc d’abord créé tous les décors aux crayons de couleurs, à l’encre et à l’aquarelle. Puis j’ai dessiné les personnages en numérique pour avoir une différence de rendu entre les deux.

